40 à 60 % des alertes traitées par l'IA avant l'équipe
Régulateur du service public
Contexte et objectifs
Le pôle fréquentation de l'organisme reçoit chaque mois 5 000 alertes destinées à valider la cohérence des données déclarées par les acteurs du secteur. Entre 40 et 60% de ces alertes sont des faux positifs, ce qui mobilise les équipes sur des contrôles à faible valeur ajoutée. Les règles algorithmiques en place manquaient de finesse pour distinguer un vrai signal d'un simple effet de saisonnalité. L'organisme cherchait à fiabiliser le contrôle sans faire croître la charge de ses équipes.
Ce qu'on a fait
Un module a été conçu en exosquelette des outils existants, sous forme de workflow agentique qui ingère les données métier agrégées, les croise avec l'historique et les statistiques de cohérence, puis pré-qualifie chaque alerte avant qu'elle ne remonte à l'équipe. La décision finale sur les cas significatifs reste entre les mains des équipes, qui passent d'un rôle de contrôleur à un rôle de superviseur assisté. La mission s'est déroulée en moins de huit mois, avec un diagnostic initial, un cadrage stratégique pour définir une architecture multi-agents extensible, puis un sprint de test de quatre semaines sur des données réelles avant l'industrialisation.
Comment ça marche techniquement
L'architecture repose sur un système multi-agents pensé pour être extensible à de nouveaux types de contrôles sans refonte lourde. Le choix a été fait de travailler sur la donnée métier agrégée plutôt que sur les journaux bruts, dont le volume quotidien se compte en téraoctets et serait trop coûteux à traiter à chaque cycle. Le module s'intègre au socle technique existant sans remplacer les outils en place. La définition fine des règles métier et des cas d'anomalies prioritaires a été menée en amont pour calibrer la pré-qualification effectuée par les agents.
Résultats et impact
Entre 40 et 60% des alertes, soit 2 000 à 3 000 traitements par mois, sont désormais absorbées avant d'arriver aux équipes. Celles-ci se recentrent sur les analyses à forte valeur ajoutée plutôt que sur des contrôles répétitifs. L'organisme peut également prendre en charge de nouveaux types de contrôles sans faire croître sa masse salariale.
L'avance se prend maintenant
Disrupter son marché avant d'être disrupté